Indiscipline quand tu nous tiens !

Dominateur dans la plupart des secteurs de jeu, le XV universitaire n’a pas réussi à concrétiser son emprise sur le match se faisant même souffler le point du bonus défensif dans les arrêts de jeu (26-18).

C’est en leader que Cavaillon se déplaçait sur le pré du stade David avec dans ses rangs un ancien de la maison du XV universitaire, Pedro Jobez qui, pour la petite anecdote affrontait plein fer son frangin, José, venu rejoindre les rangs de l’AUCR en 3ème ligne à l’intersaison… De quoi attirer les foules surtout après la victoire des aucistes à Draguignan qui, en cas de victoire, auraient pu ravir la place de dauphin du championnat et ce, avant une longue trêve de près d’un mois ! Comme à son habitude à domicile, les partenaires de Varagniol ont tenté de donner le tournis à la défense vauclusienne par leurs impacts et leurs intentions de franchir à tout va la ligne d’avantage. Mais voilà, la précipitation et les fautes de mains ont ralenti fortement enthousiasme local. Ferrier, replacé à l’arrière au profit de Gamero à l’ouverture, a longtemps confirmé l’avantage des siens au tableau d’affichage au moins jusqu’à la pause (12-9). Il en rajoutera même 6 autres points avant l’heure de jeu pour s’assurer un petit matelas avant le dernier quart d’heure (18-9).
Scénario rocambolesque
Mais le scénario virera au rocambolesque à l’heure de jeu. Les Aixois allaient s’endormir sur ce petit matelas fraîchement acquis. Après une bonne domination dans le jeu et la conquête, l’arrière cavaillonnais trouvera la faille pour franchir un premier puis un second deuxième rideau défensif avant de s’offrir un coup de pied à suivre pour lui-même et aplatir en coin ! C’est au tour de Isnard ensuite, le pilier auciste, de rendre les choses plus faciles au SUC, à la limite de la rupture pourtant, d’écoper d’un carton jaune pour une contestation dans ses 22. Il n’en fallait pas plus pour le XV du melon pour engranger et s’assurer un second essai non transformé (18-19). Bien sûr, Pitt et compagnie sonneront la charge pour tenter de gratter la faute qui aurait permis à Ferrier de clore les débats dans la douleur mais avec un deuxième succès au terme de ce premier bloc de trois matches. Gamero avait la gagne au bout du pied à cinq minutes de la fin. Mais à 50 mètres de l’objectif difficile de s’assurer la mire… Et alors que le XV universitaire devait récolter son maigre butin malgré une nette domination, Avenier, l’ailier auciste, se faisait griller la politesse sur un coup de pied à suivre dans l’enbut par son vis à vis malgré une bonne dizaine de mètres d’avance : « C’est évidemment rageant de finir par une défaite. Encore moins sans bonus à cause de petites erreurs dans la conservation, sur le plan de la discipline et de la concentration et qui coûtent cher à la fin du match, regrettait Gwendal Ollivier. On a fait de belles choses pendant 1h avant de perdre le fil de la rencontre quand Cavaillon est passé devant. » Idem chez Alex Delabrecque qui faisait son retour au centre de l’attaque auciste : « Il nous manque ce petit truc qu’on les grosses cylindrées pour tuer le match. Ca viendra. On perd le bonus c’est cruel mais on a vécu pire la saison passée. » Les poches de ce dimanche sont donc restées vides alors que ce succès se présentait presque comme une évidence. De quoi l’avoir en travers !
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(photo André Verdet – AUCR)